PÉLUSSIN 2026

On a posé la question aux candidat·es de la Belle Démocratie :
comment ils et elles voient leur commune après 6 ans de transition ?

 L’action résiliente remplace la transition ! · Et pourquoi pas un TZCLD ?  · Tous impliqués!  · Le bonheur des uns fait le bonheur des autres : luttons contre le gaspillage matériel   ·  Aux arbres citoyen.nes !  ·  Un village qui respire !   ·  Zoom sur les écoles  ·   Pélu si nous, le village dendro génial !  · Imaginer un transport collectif ?  ·  Un territoire aux énergies multiples et positives !  ·  La culture paysanne · Forêt mon amour ·  Un centre-bourg vivant, des solidarités et une économie locale pérennes ! ·   Jusqu’où peut nous mener l’intelligence collective ? · et l’eau dans tout ça ? · Le babet est partout ! · Prendre soin de nos anciens ·  La commune est entrée dans l’ère du pouvoir partagé ! · Un village solidaire et accueillant · Lettre du futur à moi-même ·

 

Pélussin 2026 :
L’action résiliente remplace la transition !

stephwDepuis 2020 et le « choc » sanitaire tout semble différent. On s’est adapté. Pour les professions où cela était possible, le télétravail est devenu une priorité. Non seulement pour des raisons sanitaires mais surtout écologiques. La prise de conscience liée aux enjeux climatiques et environnementaux a été multipliée par dix. Comme je le dis souvent, le problème est la solution. Je n’ai rien inventé : depuis plusieurs années, les sécheresses consécutives dégradent notre environnement. Les saisons sont décalées voire inexistantes… Bien sûr, l’humanité s’est toujours adaptée mais, comme nous le savons tous, les choix n’ont pas toujours été de bon sens et encore moins cohérents. C’est pour cela que, en agissant localement avec une pensée globale, on a décidé une transition à l’échelle humaine. Cette transition s’est faite avec humilité, avec, comme principe de base, l’utilisation à la fois des ressources naturelles et d’une agriculture respectueuse du sol, autrement dit de l’humus.
Localement, on a posé les bases d’un avenir meilleur. On a créé une régie agricole intercommunale pour notre autonomie alimentaire et on est en train d’étudier l’implantation d’un lycée expérimental pour l’enseignement de spécialités telles que les sports de nature, l’agriculture ou encore les métiers du textile végétal…
Les transports en commun sont devenus la priorité pour tous les déplacements, résultat : moins de voitures dans les rues. À Pélussin, les trottoirs ont été rabotés et la rue centrale est équipée d’un monorail à crémaillère qui fonctionne de l’aube au coucher du soleil (normal : l’énergie utilisée est solaire) et qui transporte nos élèves et nos anciens. Toutes ces initiatives ont été le fruit de décisions concertées. Et la mise en place d'ateliers citoyens a permis la mutualisation des compétences et des ressources de chacun. C’est l’émulsion citoyenne ! En 2026, la transition est devenue obsolète et l’action résiliente l’a remplacée !

Stéphane TARIN

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Et pourquoi pas un TZCLD ?

jpgpeluwokMoi,  je rêvais qu'en 2026 Pélussin soit devenu un territoire zéro chômeur de longue durée.

Comment ? En rejoignant l'expérimentation en cours depuis 2017 dans 10 territoires de moins de 10000 habitants. Elle concerne les personnes privées d’emploi depuis plus d’un an et domiciliées depuis au moins six mois sur le territoire.

À ce jour aucune collectivité du Pilat ne s'est intéressée à ce projet formidable !


Avec le concours des élus, des services publics de l'emploi, des acteurs économiques locaux, des entreprises du secteur de l'insertion, des associations et des habitants et des habitantes, elle repose sur 3 principes fondamentaux :

  • Personne n’est inemployable:
    toutes celles et tous ceux qui sont durablement privés d’emploi ont des savoir-faire et des compétences qu’ils développent, à condition que le travail et l’emploi soient adaptés à chacun.
  • Ce n’est pas le travail qui manque, ….. c’est l’emploi
    puisque de nombreux besoins de la société ne sont pas satisfaits. Par exemple l'aide à la mobilité, les travaux agricoles, l'accompagnement aux démarches numériques, l'aide aux devoirs, la réparation des objets du quotidien, le tri des déchets du bâtiment, services aux entreprises et aux particuliers… à nous de proposer.
  • Ce n’est pas l’argent qui manque puisque chaque année le chômage de longue durée entraîne de nombreuses dépenses et manques à gagner que la collectivité prend à sa charge.

Jean-Pierre GRANDSEIGNE

Pélussin 2026 :
Tous impliqués !

cecilewEn 2026, je nous vois satisfaits du chemin parcouru depuis le 28 juin 2020 ! La démocratie participative est désormais ancrée dans la commune et mobilise de nombreux habitants. Bien sûr, la mise en place des différentes instances a pris du temps et nous avons dû faire face à des difficultés auxquelles nous n'avions peut-être pas pensé. Mais à force de réflexion, d'échanges, d'écoute mutuelle, de mises en pratique et de remises en question, bref, à force d'intelligence collective, la municipalité est à l'écoute de ses habitants et les associe aux choix de la commune. Les élus sont devenus les représentants des habitants.

Le site Saint-Charles est désormais opérationnel et répond à des besoins qui ont été travaillés lors d'ateliers participatifs, avec des Pélussinois qui se sont investis avec nous et pour eux. La réflexion a été riche des idées, connaissances et compétences de chacun !

Les jeunes, qui étaient peu sollicités et peu représentés jusque-là, nous proposent désormais des projets construits avec l'aide de personnes formées aux méthodes participatives.

Et les quartiers et hameaux ont aussi leur mot à dire pour améliorer l'espace collectif et partagé. 

En 2026, notre ville rayonne de cette nouvelle dynamique, de ce fonctionnement dans lequel chacun a pu s'exprimer tout au long de notre mandat.  

Alors si vous aussi, vous souhaitez être un citoyen partip'actif, votez pour vous, votez pour la Belle Démocratie !

Cécile COLOMBIÈS
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Pélussin 2026 :
Le bonheur des uns fait le bonheur des autres :
luttons contre le gaspillage matériel.

On a jeté le jetable, c’était facile, pratique, on éliminait des corvées.

Agnes VoronOn a remplacé les appareils déficients, on avait du neuf, plus beau, pas rayé, pas cabossé, avec plus de fonctions.

Puis on a fait un pas : on a trié, le plastique, le verre, le métal, les textiles, ces matériaux ont été et sont toujours réintroduits dans les circuits de production.

Encore un pas ? En 2020, on s’est dit : si on réparait, si on réutilisait, si on remettait en service ? Ce qui ne convient plus à l’un, peut plaire à l’autre.

En un mot, si on mettait en place une recyclerie/ressourcerie, un lieu qui se propose de redonner une deuxième vie aux objets, tout en créant des emplois sur notre territoire, en particulier pour des personnes en difficulté ?

Car la vente est l’aboutissement de la revalorisation. Le but : éviter les déchets et créer une source de revenus pour l’association, dont les activités ont un but non lucratif. L’idée a fait son chemin parmi la population. Aujourd’hui, en 2026, on est en lien avec l’atelier Répar-action, et on peut maintenant réparer, relooker, customiser d’anciens objets.

Et, désormais, on préserve les ressources naturelles liées à la production de nouveaux biens, et on contribue à la réduction des déchets tout en favorisant un mode de consommation plus respectueux de l’environnement !

Agnès VORON
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Pélussin 2026 :
Aux arbres citoyen.nes !

Juin 2026 lisaw: le village n'a jamais été aussi vert. Des plantes pérennes, plus résistantes à la sécheresse, ont été installées : l'eau est devenue une ressource précieuse, qu'il faut économiser... De nombreux arbres ont été plantés. Leur ombre commence à rendre le village un peu plus frais en été : en période de canicule, c'est vraiment appréciable ! Beaucoup de ces arbres produisent des fruits : cerises, abricots, pêches, prunes, pommes, poires... Nous avons pris conscience qu'il était dommage de choisir des arbres d'ornement quand ceux-ci peuvent aussi nous nourrir ! Des forêts-jardins ont été créées : sous les arbres fruitiers, on trouve des arbustes, des lianes, des plantes plus basses... Tous ces végétaux sont comestibles et chacun peut désormais cueillir fraises, framboises, groseilles ou cassis au fil de ses promenades.

Le permis de végétaliser a offert la possibilité aux habitant.es de contribuer à embellir le village. Des fleurs, des légumes, des plantes aromatiques, accessibles à tous, ont été plantés. Dans les anciennes prairies du site de Saint-Charles, après concertation avec des habitant.es, des jardins partagés ont été installés. De nombreuses familles peuvent ainsi cultiver leur propre nourriture. Une bonne manière de renforcer l'autonomie alimentaire du territoire tout en créant du lien social !

En 2020, nous en rêvions… En 2026, tous ensemble... nous l'avons fait !

Lisa FAVRE-BAC
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martine01w

Pélussin 2026 :
Un village qui respire !

 

martinewComme d'habitude, je descends en vélo au village. Les parkings périphériques, les zones d'approche à 30 km/h, les garages à vélos, font que c'est vraiment agréable de circuler dans le centre de Pélussin, à pied, à vélo, en poussette, en fauteuil, sans véhicule motorisé. Quand je pense qu'au début du projet les oppositions ont été nombreuses, et que de nombreux habitants et commerçants avaient peur d'un déclin de fréquentation du village ! Certes, la mise en place n'a pas été facile… Mais des groupes d'étude citoyens ont été créés pour imaginer, dessiner, réaliser chaque étape du projet. Aujourd'hui, même s'il reste quelques aménagements à effectuer, des chaussées ont été transformées pour la circulation piétonne et cyclable. Certains trottoirs, désormais inutiles, ont été supprimés et des bancs installés. Des espaces verts et des aires de jeux pour les enfants et pour les adultes ont été aménagés. Sur les vestiges de la crainte, s'est installé un climat de partage et de confiance s'ouvrant sur un fonctionnement démocratique et égalitaire. En effet, outre les liens sociaux enrichis, facilités par ces conditions, des services solidaires se sont créés pour des livraisons de courses, du transport ou l'accompagnement de personnes, en lien avec le projet « territoire zéro chômeurs ».

Grâce également à la mise en place du dispositif « Rezo Pouce » à l'échelle du territoire en partenariat avec la communauté de communes, les jeunes, les précaires, les citoyens sans véhicule, les personnes qui souhaitent économiser une énergie précieuse et onéreuse, circulent beaucoup plus facilement et animent d'autant plus le centre bourg, ses commerces et ses services. J'utilise moi-même régulièrement le dispositif deux fois par semaine. Plus besoin de se renseigner sur les horaires de car ou d'hésiter à se déplacer. En me postant à l'arrêt de bus avec mon badge, mon attente maximum est de deux minutes et demie !

Ces choix de développement se sont fondés sur le respect de notre environnement –  ce que l'on nommait la transition écologique en 2020 –  ainsi que sur le courant social de simplicité volontaire qui permet de pallier les problèmes de société de plus en plus pressants : course folle de la vie moderne, endettement excessif, insatisfaction malgré une consommation débridée, épuisement professionnel, gaspillage et épuisement des ressources naturelles, désintégration du tissu social, etc. Je suis très satisfaite de cette bulle d’oxygène au propre comme au figuré que nous sommes parvenus à instaurer sur Pélussin, et quelque chose me dit que d'autres villages vont s'engager dans notre sillon aux prochaines élections.

Martine JAROUSSE

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Pélussin 2026 :
Zoom sur les écoles

En 2026, les écoles de notre commune sont en phase avec la transition écologique, énergétique et citoyenne. Elles sont équipées de rafraîchisseurs d’air afin de répondre aux épisodes de canicule qui se multiplient.
nrollat 2026w2La cour de l’école est végétalisée et permet aux élèves de trouver un peu d’ombre et de fraîcheur pendant les périodes les plus chaudes.
Les enfants sont initiés au jardinage ; un espace leur est réservé dans la commune pour effectuer des plantations et comprendre les bases de la permaculture.
La plupart des bâtiments communaux produisent leur propre électricité grâce à l’installation de panneaux photovoltaïques. C’est une chance car l’électricité est hors de prix et cet investissement, rendu possible grâce à des subventions, permettra dans quelques années de réaliser des économies substantielles.
La transition numérique a pris place dans les écoles et les élèves bénéficient de conditions de travail optimisées. Les classes qui le souhaitent sont équipées de tableaux numériques et de vidéoprojecteurs permettant une utilisation quotidienne de toutes les ressources pédagogiques en ligne.
Les élèves sont fortement sensibilisés au gaspillage de nos ressources et deviennent de vrais écocitoyens. Ils participent à l’élaboration de menus équilibrés issus d’approvisionnements en circuits courts. Ils s’engagent à respecter la charte contre le gaspillage. Ils apprennent à composter leurs déchets pour enrichir les cultures de leur jardin potager.

Nathalie ROLLAT

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Pélussin 2026 :

Pélu si nous, le village dendro génial !

Les experts en parlaient, on a essayé.

Le végétal peut nous sauver disaient-ils. Alors on a planté, mais surtout on a arrêté de tailler les arbres et de les prendre pour du mobilier urbain remplaçable. 
Il fait partout de plus en plus chaud mais ici, place des Croix, on a réussi à maintenir un microclimat grâce à une végétalisation de l'espace.
pierricwLes habitants ont eu leur mot à dire et l’intelligence collective a abouti à d’ingénieuses propositions.
Au début, on imaginait qu’on serait envahi de déjections canines, mais ensemble, propriétaires canins et voisins ont réglé le problème ! C’était simple en fait.
Il y a vraiment de la place pour tout le monde. Les terrasses des cafés sont pleines, les enfants jouent, les parents sont en confiance et les gens de passage trouvent qu’il fait bon vivre à Pélussin. 

Au parc de l’ancienne école Saint-Charles, on a réussi à balayer le projet des promoteurs immobiliers qui voulaient bétonner encore pour faire encore des parkings et encore de l'habitat tout neuf !
L’activité culturelle et associative pélussinoise s’y est installée, le dispositif « école du dehors » mis en place dès 2020 utilise ce lieu quotidiennement.
On y a même trouvé de la place pour accueillir nos aîné.es qui s’épanouissent aujourd'hui au milieu des plus jeunes. L'alchimie fonctionne à merveille ! C’est là-bas que se déroule maintenant l’une des grandes fêtes célébrant le village.
L’autre espace vert incontournable pour les Pélussinoises et Pélussinois de tout âge, c’est le parc Gaston-Baty. Ses grandes prairies, son arboretum, sa cabane aux mômes, son kiosque en bois et son pumptrack sont des lieux de partage, d’échanges et de rencontres devenus incontournables pour toutes les familles du canton. 
Côté agriculture, on a pu mesurer une autre vérité : les arbres augmentent les rendements agricoles et fournissent l’un des meilleurs matériaux du futur qu’on sait enfin valoriser en local.
Bref, à Pélussin, on respectait plus ou moins les arbres, maintenant on sait vraiment les aimer.

Je ne sais pas si c’est à cause de ça, mais la vie et la joie rayonnent vertes et sont vraiment belles.

Pierric EXERTIER

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Pélussin 2026 :
Imaginer un transport collectif ?

sebastienwMars 2026. Cela fait quelques mois déjà que l’atelier participatif mis en place sur la mobilité, la sécurité et le partage de la rue a rendu ses propositions.
Les débats ont été riches et les solutions parfois inédites. Il a fallu faire avec les contraintes budgétaires aussi. Mais nous nous sommes donné le temps de mettre nos désaccords sur la table et nous avons construit ensemble nos accords… C’est bien là l’essentiel. Et je suis pleinement satisfait des solutions qui commencent à se mettre en place, car je n’imaginais pas une seconde que ce problème ne soit pas pris à bras-le-corps en 2020 quand j’envisageais l’avenir de Pélussin : une cité où le piéton, le cycliste seraient rois.
Je me désolais de toute cette pollution dans notre beau Pilat ! Je savais cet aménagement nécessaire mais pas impossible. À l’époque, je rêvais d’un téléphérique, d’une carriole emmenée par un cheval territorial ou d’un tout autre moyen de circulation doux pour relier les trois niveaux de la commune. Les solutions retenues sont multiples mais je ne vous dirai pas lesquelles. Pour cause : ce ne sont pas celles que notre liste aurait décidé arbitrairement. Non, nous allons les construire ensemble, avec vous. Et vous verrez comment plusieurs cerveaux qui travaillent en commun valent mieux qu’un. Ça s’appelle l’intelligence collective et ça marche. Donnez-vous la chance d’essayer !

Sébastien OLLIER

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Pélussin 2026 :
Un territoire aux énergies multiples et positives !

Déjà six ans de travail et on n’a pas vsergewu le temps passer. De multiples projets ont abouti dans beaucoup de domaines et beaucoup d’habitant.es ont investi les instances participatives pour faire avancer ce qui leur tenait particulièrement à cœur.

Fi des grands projets inutiles : la micro-centrale hydraulique turbine les effluents de la station d’épuration depuis bientôt deux ans, et notre centrale photovoltaïque villageoise –  selon le modèle de celui des Haies au-dessus de Condrieu – vient d’être inaugurée. Elles ont permis de faire un premier pas vers une autonomie énergétique de notre territoire. Elles ont aussi permis de mobiliser une épargne locale pour un projet local et de faire travailler ensemble une centaine de citoyens avec des collectivités publiques.

Un autre projet de centrale photovoltaïque est bien avancé dans une autre commune du canton et nous comptons bien faire d’autres émules.

        La réflexion s’oriente maintenant vers l’implantation d’une usine de méthanisation adossée à la filière bois et nos délégué.es à l’intercommunalité travaillent d’arrache-pied à faire avancer cette idée.

Serge GRANGE

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Pélussin 2026
La culture paysanne

Aujourd'hui, c'est ma journée solidaire à la ferme communale ou régie agricole, une journée hebdomadaire pour donner un coup de main, des conseils, du temps et du savoir-faire. En plus de l'équivalent temps plein embauché par la mairie, il y a donc des bénévoles comme moi, mais également des adultes en insertion. Les infrastructures mises en place permettent de produire les tonnes de légumes nécessaires aux besoins des 3 cantines scolaires et des repas à domicile. Le travail en partenariat avec les agriculteurs du territoire permet d'approvisionner la cuisine centrale uniquement en produits locaux, dont 75 % en bio. jacquesL’investissement a permis finalement une véritable diminution du prix du repas pour une qualité bien meilleure, nous sommes fiers d’avoir pu dédier un tel espace à l’agriculture plutôt qu’à l’urbanisation tout en permettant de maintenir une tradition locale et une culture paysanne. Le projet comporte également une dimension sociale et pédagogique. Les produits cultivés en surplus sont vendus à l’épicerie sociale. Dans les écoles, on expose aux enfants les enjeux environnementaux en les liant aux questions de bien-être et de santé et à une diminution importante du gaspillage. Au sein même des terrains cultivés, un jardin d’expérimentation est aménagé afin d’accueillir les écoliers pour des projets ou des initiations scolaires. Ce volet pédagogique s'imbrique en partenariat avec le projet de « l'école du dehors » qui consiste à faire classe aux élèves à l'extérieur, 2 jours par semaine, avec différents supports (intervenants nature, agriculteurs, immersion forêt ou prairies...). Il m'arrive d'intervenir auprès de 2 ou 3 enfants pour leur faire découvrir une conduite d'élevage, en décrivant la production, la transformation, les productions associées, les contraintes engendrées (ressource en eau, abattoir, hygiène et sécurité, contrôles…). Cet enseignement, à défaut de les voir tous devenir paysans, en fera tout au moins des citoyens et des consommateurs « cultivés » !

« Désormais, la plus haute, la plus belle performance que devra réaliser l'humanité sera de répondre à ses besoins vitaux avec les moyens les plus simples et les plus sains. Cultiver son jardin ou s'adonner à n'importe quelle activité créatrice d'autonomie sera considéré comme un acte politique, un acte de légitime résistance à la dépendance et à l'asservissement de la personne humaine. » Pierre Rabhi « agroécologiste, vers une sobriété heureuse »

Jacques CAMIER

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Pélussin 2026

Forêt mon amour

 Cela fait plusieurs années que nos étés sont caniculaires. La forêt a beaucoup souffert. Les populations d’épicéa ont été décimées par les attaques de scolytes. La sapinière survit malgré tout. michel pHeureusement que les forestiers ont fait évoluer leurs méthodes de travail. Aujourd’hui, les coupes rases sont proscrites sauf si une maladie se développe. L’irrégularité de la forêt et la régénération naturelle sont la règle. Les méthodes de plantations ont évolué : on ne plante plus de grandes surfaces d’une même espèce, on plante par bouquet en mélangeant différentes essences. Pour protéger les sols dans les zones humides, les zones de captage et les cours d’eau, des aides sont allouées pour utiliser des entrepreneurs de travaux forestiers utilisant le cheval comme moyen d’exploitation.

Des résineux et des feuillus résistants à la sécheresse et à la chaleur ont été introduits. L’objectif étant d’observer leur comportement au cas où le massif forestier de sapins pectinés et de hêtres viendrait à s’effondrer. Les arbres bio ont été géo-référencés.

La commune reçoit une rémunération pour le carbone forestier qu’elle stocke. Elle est aussi rémunérée pour la biodiversité et les parcelles mises en sénescence. Une cartographie lidar a été réalisée et les forestiers utilisent les données pour exploiter la forêt.

Tous les ans les écoles participent à la journée internationale des forêts et, aujourd’hui, beaucoup d’élèves intègrent la filière bois. Il y a une demande très forte pour les métiers du bois. En effet dans les projets de construction des bâtiments publics, il est demandé 60% de bois local. Les entreprises ont dû s’adapter pour proposer ces offres (dans les appels d’offres elles chiffrent leur bilan carbone). Le bâtiment Saint-Charles est en cours de restauration avec de la ressource bois du Pilat.

Les villes portes du massif du Pilat ont compris l’enjeu de cette forêt et elles soutiennent davantage, aujourd’hui en 2026, les économies locales. À travers le massif on peut observer des expositions photographiques itinérantes qui attirent un très grand nombre de visiteurs. La forêt du Pilat et, de facto, la forêt de Pélussin, c’est un joyau qu’il a fallu et qu’il faudra continuer de protéger !

Michel PIERRET

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Pélussin 2026

Un centre-bourg vivant, des solidarités et une économie locale pérennes !

Tout est parti d’une idée proposée par une habitante… et d’un local vide, devenu la boutique « Au bois d’ici », ouverte en 2021 à Pélussin et toujours en activité. Depuis, le concept de mariew« boutique à l’essai » a essaimé sur la communauté de communes. Un loyer réduit, un bail dérogatoire, des travaux et des services à prix préférentiels, et surtout un accompagnement à la création d’entreprise sont apportés aux porteurs de projets. Nous voilà en 2026 et c’est la 3e boutique que nous inaugurons aujourd’hui, avec l’association des commerçants, sur le Pilat rhodanien.

Pour répondre aux défis de la transition écologique, la revitalisation économique et commerciale du centre-bourg a été, dès 2020, l’un des axes de travail engagés par la commission « économie » de la nouvelle municipalité dont je fais partie, en associant des habitants volontaires et les acteurs socio-économiques concernés.

Nous avons misé sur la solidarité plutôt que sur la concurrence territoriale, sur la coopération entre tous les acteurs concernés, sur l’accompagnement au maintien et à la création d’activités économiques adaptées au territoire et aux nouvelles aspirations de la société, sur la requalification et la mobilisation de locaux vacants, sur la complémentarité avec les activités culturelles, associatives, d’artisanat et de services, etc.

Ce fut un travail laborieux mais il a porté ces fruits et, en 2026, je me vois pousser la porte de ce nouveau commerce de proximité, fière du travail accompli et sereine pour son avenir et pour l’attractivité de notre commune.

Marie BONNEVIALE

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Pélussin 2026
Jusqu’où peut nous mener l’intelligence collective ?

caroleIl y aurait beaucoup à dire sur les structures mises en place grâce aux ateliers participatifs, mais ces nouveaux outils ont permis bien plus encore.
Car, c’est grâce à l’entraide et au partage de connaissances que chacun s’est reconnu dans sa ville, et a eu l’opportunité de faire entendre sa voix. Comme le définit l’intelligence collective : nous avons créé une synergie.

L’arrivée de la Belle Démocratie à la tête de la municipalité a mis fin aux pouvoirs décisionnels de quelques-uns. Les citoyens se sont rendu compte qu’ils n’avaient pas besoin, et plus envie, d’être gouvernés par une minorité d’individus.

L’intelligence collective nous a appris à nous écouter et à respecter nos opinions. Les barrières sociales et intergénérationnelles se sont estompées. Les différences ne sont plus source de conflit entre les gens, mais des outils pour faire avancer les projets collectifs et individuels. Le respect de l’autre est renforcé.
Nous sommes en juin 2026 et je peux affirmer, aujourd’hui, que Pélu est devenu une commune où il fait bon vivre et où chacun est acteur de son bonheur.

Carole MEILLASSON
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Pélussin 2026
et l’eau dans tout ça ?

leilaEn 2026, cela fait quelques années déjà qu’on s’est attelé au problème de l’eau !

Le problème de l’assèchement des nappes phréatiques nous préoccupe sérieusement depuis longtemps : l’infiltration de l’eau dans les sols diminue dangereusement en raison de leur imperméabilisation toujours plus grande, du déboisement, de la culture intensive…

Un atelier participatif sur la gestion et les économies d’eau a été mis en place en début de mandat. Parmi les participant.es, l’association les Biefs du Pilat nous a invité.es à observer de plus près les conséquences des activités humaines sur le cycle de l’eau. En effet, imperméabilisation, drainage et pompage ont eu pour effet de diminuer la surface de zones et terrains humides, qui sont pourtant des interfaces primordiales entre le sous-sol et l'atmosphère pour les échanges et transfert d'eau.

Ainsi, la part d'infiltration est très diminuée au profit du ruissellement et le changement climatique ne fait qu’exacerber le problème de l’évapotranspiration. Nous savions désormais l’urgence à préserver et à reconstituer les nappes phréatiques.

Parmi les solutions proposées, l’atelier participatif a retenu celle,  globale et durable, de l’association les Biefs du Pilat : la répartition et l’étalement des eaux de ruissellement excédentaire vers une infiltration lente, profonde et continue grâce à un réseau de biefs et de réservoirs-tampons.

Nous avons donc reconsidéré ce moyen ancestral comme une technique porteuse d'avenir… d’où l’intérêt de faire appel aux connaisseurs et aux connaisseuses du terrain local plutôt qu’aux expert.es patenté.es !

Un autre monde est possible là où nous vivons.

Leïla BERNARD
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Pélussin 2026

Le babet est partout !

Depuis plusieurs années déjà la commune a fait le choix d'encourager et de faciliter le développement de la monnaie locale : le babet. Et ça change tout !
jean charleswLe principe de verser les indemnités des élu.es en babets a été prise au lendemain des élections et, très vite, mise en œuvre.
On s'est retrouvé avec 27 ambassadeurs et ambassadrices pour la promotion du babet, qui ont convaincu les professionnels de jouer le jeu.
Fort de cet exemple, le conseil municipal a décidé, dès 2022, de verser aux associations qui le souhaitent tout ou partie de leur subvention en babets.
Le personnel communal n'a pas été oublié, et a pu voir quelques babets dans sa rémunération.
Ces babets peuvent maintenant être dépensés chez les commerçants, artisans locaux et autres professionnels, pour tous les actes de la vie courante, et aussi pour nombre de services et de prestations.
Et, en 2023, avec l'appui de la communauté de communes, on a pu payer le cinéma, et la piscine en babets.
En 2025, plus de 3 000 personnes ont utilisé des babets au moins une fois dans l'année sur le territoire du Pilat rhodanien. D'autres communes ont aussi emboîté le pas à Pélussin.
Aujourd'hui, à Pélussin, de nombreux professionnels ont rejoint la dizaine de pionniers du babet de 2018. Ils ont cherché et trouvé des circuits d'utilisation des babets, qu'ils recevaient en paiement, pour régler les factures des producteurs locaux, payer une partie des salaires.... et même leur comptable (!)
Et la toile se tisse jour après jour, avec patience et engagement.
L'adhésion à prix libre et conscient dans les nombreux points de change permet aux vacanciers engagés de contribuer aussi à la préservation et au renforcement du territoire. Et, s'il leur reste des babets en fin de séjour... ils reviennent à coup sûr dans le Pilat !
Et alors me direz-vous ?
Eh bien c'est simple : plus de 100 000 euros ont été changés en babets
sur le territoire cette année et ces 100 000 euros ont fait des petits :
- d'une part, déposés en garantie sur un compte épargne d'une banque éthique, ils ont été investis dans des projets soucieux de l'environnement et de l'économie sociale et solidaire ;
- d'autre part, ces 100 000 babets ont circulé entre particuliers, professionnels et collectivités, en alimentant le commerce local à l'abri de la spéculation des marchés.
Donc, les 100 000 euros changé en babets ont produit 2 x 100 000 euros au bénéfice du commerce local et de projets respectueux de la planète !
Aujourd’hui, quel n’est pas mon plaisir d'entendre sur le marché :
« ...désolé, j'ai plus de babets, puis-je vous payer en euros ? »

Jean-Charles VALENTIN
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Pélussin 2026

Prendre soin de nos anciens

marie odilewAujourd’hui, Pélussin est une commune qui prend soin de ses habitant.es et particulièrement des personnes les plus vulnérables.

Ainsi, nos aînés ont-ils pleinement leur place au sein de l’Espace de vie sociale qui a été développé depuis 2020. Ils sont consultés pour les projets de la commune grâce au comité citoyen mis en place après les élections.

Pour les personnes dépendantes (comme celles atteintes par la maladie d’Alzheimer) un centre d’accueil de jour a été ouvert après un temps de réflexion, d’écoute et de concertation avec les Pélussinois et les Pélussinoises, au cours d’ateliers participatifs. Ce centre est une bouffée d’oxygène et un vrai soutien pour les aidants familiaux. Son emplacement a judicieusement été choisi pour que les personnes accueillies puissent bénéficier d’un espace extérieur naturel. Les arbres, les plantes, les oiseaux… sont pour nos anciens une source de paix et de sérénité.

Le jardin partagé, à proximité, permet à celles et ceux qui ont toujours aimé planter, biner, récolter, de garder le contact avec la terre. Une vraie source de jouvence ! Et un projet intergénérationnel a vu le jour qui permet aux enfants des écoles de partager des moments de complicité avec les personnes âgées.  

Comme le dit Olivier (que vous lirez bientôt), à Pélussin, les anciens rajoutent de la vie aux années !

Marie-Odile DALUD
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Pélussin 2026

La commune est entrée dans l’ère du pouvoir partagé !

En 2017, je découvrais la Belle Démocratie… Ce n’est pas un parti politique, c’est un collectif  d’habitant.es qui a pour volonté de redonner un sens à la démocratie. Il propose des outils, micheld250des expériences et des réflexions communes pour agir sur nos territoires et reprendre le pouvoir pour le partager. Sa raison d’être : construire une démocratie ancrée dans les lieux de vie, co-construite par tou·tes, sans rapport de domination, dans une totale transparence, pour restaurer le bien commun…

En 2020, les Pélussinois et les Pélussinoises font confiance à notre liste « La Belle Démocratie à Pélussin » et tout au long de ces 6 années, ensemble, nous engageons notre territoire dans une transition locale, sociale, écologique, économique et durable. Nous construisons et partageons de magnifiques projets….un bel Espace de vie sociale sur le site de Saint-Charles, une maison d’accueil de jour pour les personnes dans le besoin, un Projet éducatif élaboré avec les 70 associations de Pélussin, les parents d’élèves, les enseignants, les institutions…

En 2026 nous repartons pour un nouveau mandat avec la Belle Démocratie… mais avec autour de nous plusieurs autres communes du Pilat et de la région qui ont, elles-aussi, et avec notre soutien, construit un projet collectif et partagé en donnant la parole aux habitant.es.

Michel DÉVRIEUX

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Pélussin 2026 :
Un village solidaire et accueillant 

brigittewLongtemps j’ai rêvé d’un lieu ouvert à tous et à toutes. Parce que je me mettais à la place des nouveaux arrivants dans la commune et que je trouvais que nous n’étions pas suffisamment accueillants. Il nous manquait un espace d’information, de convivialité, d’écoute et de rencontre entre tous les habitants et toutes les générations. Une sorte de réseau de solidarité et d’entraide pour les jeunes parents dont certains sont dépourvus de famille dans la région.

C’est chose faite aujourd’hui, au cœur même de notre maison citoyenne : chacun, chacune peut se retrouver autour d’un café, se rendre de menus services, participer aux ateliers de couture, de bricolage ou de cuisine… le cadre est accueillant, et pour cause : c’est celui de l’ancien site Saint-Charles ! Les associations se sont emparées du projet et elles en ont même fait leur quartier général. C’est là aussi qu’on se retrouve pour nos débats citoyens, et nos ateliers de construction démocratique.

On y trouve ainsi toutes les informations utiles qui concernent les projets en cours, les associations et les différents services de la mairie comme les jours de réunions des commissions municipales où chacun peut se rendre. On n’imagine pas ce que ce nouveau lieu a apporté aux Pélussinoises et aux Pélussinois en quelques années seulement ! Non, je ne regrette décidément pas d’avoir fait confiance à la liste participative de la Belle Démocratie il y a six ans déjà. Vraiment pas.
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Pélussin 2034
Lettre du futur à moi-même

Cher Olivier,

olivierwAujourd’hui sur Pélussin le temps est nuageux, il ne fait pas trop chaud (37°). La vie est douce ici, tout le monde a encore accès à l’eau, aux forêts encore intactes et chacun y est en sécurité alimentaire, sanitaire. Tous les enfants ont un accès à l’école et se sentent comme chez eux dans un nouveau lycée. Tu n’es pas encore au courant ? Je t’expliquerai ! S’y est imposée une certaine idée du bien-être ; le sport, la culture, l’artisanat, notre agriculture, et un développement économique heureux font même des envieux. Certains viennent de loin pour voir comment vous avez fait pour que cette ville soit encore en si bonne santé.

Nos anciens rajoutent chaque jour de la vie aux années qui passent, et toi tu es devenu grand-père. Alors dis-leur ! Dis toute ma gratitude aux Pélussinois et aux Pélussinoises pour avoir compris à temps et choisi dès 2020 de prendre le pouvoir sur eux-mêmes. Cela me paraît être loin aujourd’hui tellement l’évidence est là, et pourtant ! Donc remercie chaleureusement les « défricheurs » de « la Belle Démocratie » d’avoir fait le premier pas, un pas de géant qui a amené Pélussin, ce joli pays, à lui-même. Prends soin de toi. D’ici c’est beau ! Olivier, le 18 Juin 2034

Olivier BIHEL
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